Communiqués de presse diffusés en 2016

Destruction de plants de tomates présentant un danger pour la santé des consommateurs

 
 
Destruction de plants de tomates présentant un danger pour la santé des consommateurs

Mardi 6 décembre, sur décision du Comité opérationnel départemental anti-fraudes (CODAF), présidé par le Préfet de Mayotte, une opération de destruction de plans de tomates contaminées au diméthoate a été menée sur deux parcelles, représentant 5000 m² et une production estimée à 5 tonnes, situées au lieu-dit Mhomouhou dans la commune de Bandrélé.

Ces plants de tomates ont été arrachés et détruits grâce au concours d’agents de la CCRF, de la DAAF, de la DEAL et en présence de militaires de la gendarmerie.

En effet, le Préfet de Mayotte, Frédéric Veau, avait été alerté par les services de l’État sur la qualité sanitaire de tomates produites et commercialisées à Mayotte. C’est pourquoi, dans le cadre d’un plan d’actions mis en place par le Préfet, de nombreux prélèvements de tomates tant sur les marchés que sur les parcelles de production ont été réalisés conjointement par les services de la DIECCTE (pôle Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes) et de la DAAF.

Les dix-huit échantillons analysés par le laboratoire des fraudes à Massy, ont révélé des traces importantes d’un insecticide interdit, le diméthoate et pourtant utilisé dans certaines exploitations agricoles contre les mouches, pucerons et acariens. Si les dosages ne sont pas respectés, le diméthoate peut s’avérer très dangereux et nocif pour la santé.

Sur les prélèvements effectués, il est ressorti que:
- 22 % ne comportent pas de traces de diméthoate
- 78 % confirment la présence de diméthoate
- 55 % comportaient une présence supérieure de 500 % de la limite maximale résiduelle, exposant ainsi le consommateur à un risque aigu de maux de ventre, vomissements, vertiges et diahrrées avec un risque accru pour les populations fragiles (enfants, personnes âgées).

En parallèle, la profession agricole fait l’objet d’une information afin que les professionnels prennent la mesure des conséquences de l’utilisation de ce produit. Le CODAF va poursuivre ses actions de contrôle. Enfin, les Douanes sont sollicitées afin de procéder à des contrôles à l’importation de ce produit, qui est frauduleuse.

 
 

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